Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 06:43
Le pèlerinage 2012 ne fut pas un grand cru, mais il ne l'est plus depuis longtemps, on ne reviendra pas à l'ambiance des années 70, tout passe, tout change, c'est la vie ......
Mais il y a encore des instants magiques qui se trouvent au coin d'une rue, sur la place de l'église tard dans la nuit pendant la veillée pour Sara. Des notes de Flamenco, des palmas, des voix qui s'élèvent rudes, rocailleuses, des Fandangos, des Bulérias, des Saétas ( rares, de plus en rare à entendre) Il est loin le temps magique où pour la première fois de ma vie j'ai entendu cette flèche à Dieu lancée dans la crypte par José Reyes, le maître.
 
 Depuis l'ouverture de mon premier blog en 2006, et par lequel elle est entrée en contact avec moi,  j'ai pu rencontrer Marie qui a elle aussi bien connu José, Manitas et son frère Hippolyte... Nous nous retrouvons depuis chaque année aux Saintes. Cette année c'est Eveline et son mari venus de Corse que j'ai pu rencontrer ' pour de vrai '.
Eveline a vécu en Camargue, et elle évoluait près des gens que j'ai connu. Elle a pu retrouver avec plaisir le feu de camp de Ricao un petit neveu de Manitas qui chaque année l'allume près de l'étang des Launes.
 
J'ai pu accompagner Eveline dans la crypte de Sara avec beaucoup d'émotion. Puis, j'ai retrouvé Gitan troubadour, déjà rencontré l'an dernier, un passionné des Saintes et de la Camargue. Cette année s'est greffé Laophi  qui découvrait le pèlerinage pour la première fois, mais qui a su s'éloigner dans des promenades loin de la foule pour apprécier la faune et la flore du pays. 
 
Cette année j'ai accompagnée Sara à la mer, ce que je ne faisais plus depuis longtemps. Je dois vous dire que je ne suis pas religieuse, et que les gestes que je fais dans la crypte le sont plus par mimétisme que par véritable foi.
Mais une promesse est une promesse et  j'en avais plusieurs à respecter, et celles là ont été rendues avec foi, du plus profond de mon coeur. Saintes 2012 030
   ****Saintes 2012 041
 
Anciens amis(es) et nouveaux(elles) avons pu nous réunir pour un barbecue chez Marie, Katia une cinéaste rencontrée aussi l'an dernier qui a tourné un film: les enfants d'Hippolyte, en voici la bande annonce :
 
et Isabelle et sa petite fille. Nous avons été accompagnés par Ricardo ( neveu de Manitas de Plata) que je connais depuis plus de 40 ans et que je revois toujours avec plaisir et émotion chaque année, car il était dans la troupe lors de mon premier concert en Angleterre, c'est là  : C'est comme ça que tout a commencé ....... 
Il était accompagné par son compère José, une très belle voix Flamenca...Salsa-Ricardo.JPG                                                                    Ricardo et José Saintes 2012 076*****   Partage dans la bonne humeur des corvées de cuisineles-cuisinieres.JPG
De gauche à droite, moi, Isabelle, Marie....  
 
Et partage, tout court pour une entente amicale complète.
 
Je reviendrai poser quelques photos de la procession, car nous partageons nos photos aussi, mon petit APN ne vaut rien face à un matériel plus performant.
Donc à bientôt pour le partage de ce millésime 2012.
Par Miette - Publié dans : Camargue au coeur
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 22:24
Je parlerai du pèlerinage des Saintes Maries de la mer sans doute un jour ou l'autre....
 
 Mais là tout de suite c'est plutôt d'un livre offert par une amie dont j'ai envie de parler.
J'ai découvert La bête du Vaccarès de Joseph d'Arbaud avec un bonheur inouï.
 
 Je l'ai relu deux fois depuis tant cette histoire m'a touchée. L'action se déroule en basse Camargue au moyen âge, une Camargue primitive, sauvage, où un gardian vivant dans la solitude des grands espaces suit un jour des traces énigmatiques.
 Il découvre un être à visage humain et jambes de bouc, doté de parole.
 
La bête est solitaire,vieillissante,  le dernier de sa race, son instinct l'a conduit sur cette terre salée et encore primitive.
Extrait 1: Redoutant de l'effaroucher si je tentais de nouveau de m'approcher d'elle et sentant d'ailleurs clair de lune tout tendu de peur sous moi, disposé, si je l'attaquais, à se défendre, je résolus d'attirer l'attention de cet être étrange pour le contraindre à me regarder. Sans y mettre trop de véhémence, je rassemblai mon souffle et lançait cet appel de gorge par lequel nous, gardians, nous avons coutume de nous adresser à nos bêtes de bouvine ( taureaux) lorsque nous voulons les arrêter dans leur marche ou, à d'autres moments, les provoquer: Hé ! Héhé ! Hè-hèhè
Mais à peine pour la seconde fois, avais-je fini de crier, que je sentis mes cheveux se dresser sous mon chaperon, une sueur de glace ruisseler dans mon échine, et je dus saisir à pleine main une poignée de crinière, tant je me vis en train de défaillir. Car la tête qui se tournait avait une face humaine. Malgré mon bouleversement, je détaillais fort bien des traits vigoureux, ravinés de misère et de vieillesse et les yeux farouches où brûlait une flamme triste que mon regard arrivait à peine à supporter.....Mais ceci est peu de chose. Je sentis tout à coup comme un souffle d'abomination haleiner sur ma figure et je me trouvai droit sur mes étriers dans un grand sursaut de détestation et d'horreur, car je venais d'apercevoir, plantées de chaque côté du large front, dominant la face terreuse, deux cornes, oui, deux cornes, l'une rompue misérablement en son milieu, et l'autre enroulée à demi .......
 
Le récit nous parle aussi de la Camargue primaire, elle devient un personnage à part entière, on la respire, on la touche des yeux, on la sent griller sous le soleil du plein été et trembler sous les assauts du vent sauvage. On la voit se noyer sous les trombes d'eau du plein hiver.
 
Quant au faune, on apprend comme le gardian à le connaître, à le comprendre, il est affamé, l'homme partage ses maigres provisions avec lui.....
 
Extrait 2  La bête parlait , à présent d'une voix sourde, comme accablée. Et  son visage résigné ne gardait plus trace d'amertume. Pour la première fois je remarquai ses épaules tannées et brunes, mais si maigres, si maigres qu'au moindre mouvement, sous la peau, je voyais venir les os de chaque jointure. Je regardais ses traits tirés et ce vieux corps qui tout demi-divin qu'il se prétendit, s'alimentait affamé, d'une poignée de dures racines. Une grande pitié me saisit . J'oubliai d'un coup mon horreur première, la hideur de ce front bestial et de ces doubles sabots . Je plongeai ma main dans la poche de ma veste, en retirai le pain, les noix, et les figues sèches dont, par précaution je m'étais muni le matin. A la vue de ces pauvres mets, les prunelles ternes se ranimèrent.
-Tiens ! Lui dis- je en les lui tendant.
Il fit un pas, hésita, les deux mains ouvertes: je vis qu'elles étaient longues, nerveuses, munies, au bout des doigts, de grand ongles aiguisés. J'y versai vivement tout ce que je tenais dans les miennes.
-Tu as faim ?
Mais je n'entendis aucune voix . Les deux paumes chargées de pain et de fruits s'étaient rapprochées de la large et maigre poitrine . Elles les y serraient avidement comme une précieuse proie. Et tandis que je reprenais mon chemin j'aperçus, en me retournant pour siffler mon chien , la vieille face tendue vers moi avec une incroyable expression d'apaisement et d'extase , cependant que, des paupières clignotantes , deux grosses larmes, jaillies tout à coup, roulaient silencieusement dans la barbe grise .......

monstrvacca--3-copie

Je viens de lire les pages en Français, mais l'auteur a écrit La Bête du Vaccarès en Provencal. Ce livre contient donc les deux versions, je vais m'atteler à la lecture en Provencal, ce qui me permettra de replonger dans la langue de mes grands parents....

 
 
 
Par Miette - Publié dans : Dans ma bibliothèque
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 11:57

Y sont fous ces nordistes !

Tout le monde sait qu'au dessus d'Aix en Provence c'est le Nord.

 

Quand un nordiste descend en plein mitant du pèlerinage des gitans dans la brûlante Camargue, ben, oui, forcément y va falloir expliquer que l'eau ce n'est pas que pour les glaçons !

L'eau, elle se met dans le pastis  !!!

Le boire pur après avoir fait une longue promenade à cheval, puis suivi la procession de Sara jusqu'à la mer, et tout ça sous  le grand cagnard du midi, forcément ça donne des vapeurs !!

Et c'est rien de le dire....

Rendez vous compte.

La tête tourne, le corps est saisi de spasmes, obligée d'allonger  le nordiste sur un banc de pierre, pas très confortable au demeurant ....

Mais la tête reposant sur les genoux d'une copine, ma foi heing y a plus inconfortable !! 

Une autre lui maintient les jambes, l'autre croyant à un AVC court appeler les pompiers .

Pim pom, pim pom.

Ils enfournent le nordiste déja mi-cuit  dans le camion, lui font subir un examen de contrôle ( à moins qu'ils l'aient fait souffler dans le ballon ).

 

Imaginez ma bobine quand un des pompiers  vient m'expliquer que le nordiste en question s'est avalé deux pastagas PURS pour éradiquer un dérangement intestinal ( à croire que les remèdes de grand mère provencale ne valent rien sur un nordiste !!! )

 

Emmené à l'infirmerie de la caserne, vu par une infirmière, puis le toubib des Saintes, relâché ensuite OUF !

 

On a pu quand même passer une bonne soirée Gitane avec barbecue, guitares et tout et tout .....  

 

Et surtout de l'eau dans le pastis !!!! 

 

Mais voilà à cause d'un nordiste la place où il a été saisi de vapeurs a été depuis rebaptisée:pastis1.gif

Par Miette - Publié dans : C'est pour rire !
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 06:46

Note pré-enregistrée pour le 25 Mai, date d'un anniversaire terriblement émouvant et que j'ai découvert il y a peu.

 

 

 Cher Joseph,

 

Je me souviens de toi, assis près du poêle les jours d'hiver.

Tu avais pris soin de bien secouer ta blouse à la porte de ton atelier, des copeaux de bois qui s'y trouvaient collés car mémé surveillait de près la propreté de sa cuisine.

 Ah cet atelier ! J'y ai passé tant de jeudis perchée sur un tabouret en regardant tes mains courir sur tes pièces de bois qui devenaient statuettes, têtes de lits, pieds de lampes, encadrements de tableaux et miroirs.

Tu sais c'est moi qui ai gardé la grande commode brodée de lyres, les pieds de lampe aux petits anges, la madone à l'air si doux.

 Ma soeur a gardé la crèche, cette merveille qui trônait chaque Noël sur le bahut de la salle à manger.Tu sais, il y a quelques années je suis allée au monastère de l'île Saint Honorat pour tenter de voir la statue du saint du même nom et le lutrin de l'église que tu avais sculpté, mais je n'ai pas pu accéder à la salle à manger des moines interdite au public, c'est là qu'ils auraient déménagé tes oeuvres, et je mets bien au conditionnel, car tu sais pépé le père abbé n'était même pas sûr de lui. J'espère qu'ils n'ont pas remisé tes sculptures dans un débarras quelconque car elles sont passées de mode !

 

Je ne vais jamais au cimetière pépé, je sais ça ne se fait pas !

 

Mais tu vois bien que je te parle aujourd'hui,  pourtant  il n'est pas dans mes idées  que les défunts entendent et voient. 

 Ça me paraît tellement  indécent de penser que Dieu puisse laisser les morts voir les souffrances des vivants et souffrir eux aussi du même coup par delà la mort. Je préfère imaginer que tu dors après ta vie de labeur et tes propres souffrances passées sur la terre.

Puis tu vois je parle de Dieu, alors que je ne vais jamais à la messe et que je n'aime pas les religions, toutes très hypocrites, Joseph, je suis pleine de paradoxes, comme toi qui sculptait pour des saints pour les chapelles tout  en étant un fervent anti-clérical.

Il fallait bien manger et l'église est riche pas vrai ? Elle pouvait bien passer ses commandes au petit sculpteur de province que tu étais. Elle au moins a reconnu ton talent.

Petit Joseph ? Je sais que non pépé.

J'ai découvert il y a peu  quel grand homme tu as été. Tu l'étais déjà dans mon coeur  et dans mon souvenir.

J'étais encore bien jeune quand tu es parti....

Et puis tous son partis te rejoindre.

Je n'ai jamais ouvert la grande malle où j'avais enfermé le passé de la famille.

Il a bien fallu que je me décide un jour. Alors j'ai trié les papiers devenus inutiles, j'y ai trouvé les livrets de famille sous une pile de vieilles photos. J'ai feuilleté ces livrets pour tenter de remonter dans le temps et un peu mieux connaître l'histoire de notre famille. Entre les pages d'un carnet j'ai trouvé deux cartes jaunies et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir pépé que tu avais été arrêté le 25 Mai 1943, parce que tu avais été résistant !!!

J'ai du relire plusieurs fois et je peux te dire qu'il y avait bien longtemps que je n'avais pas ressenti une émotion pareille. 

Alors j'ai appelé ma cousine bien plus âgée que moi qui m'a raconté ton histoire qu'elle tenait de la bouche de son père.  Personne ne parlait de cette période à la maison, j'avais compris que papa avait échappé aux Allemands et avait pris le maquis, mais sans plus. Mais j'avoue que j'aimerai bien savoir si vous étiez dans le même réseau, il n'était pas encore ton gendre à cette époque là, l'aurais-tu rencontré avant maman ?

Puis lui aussi a payé un lourd tribu à son pays, puisqu'il était pupille de la nation, mon autre grand père étant mort en 1914 quelques mois après la naissance de papa. J'ai d'ailleurs trouvé aussi dans ces vieux papiers une lettre de mon grand père à ma grand mère, il l'écrivait depuis un cantonnement à Marseille, en attente d'être envoyé au front et  il demandait à ma tante de bien faire attention à son petit frère.

Ouvrir cette malle a été source de grandes émotions crois moi et rien qu'à l'écrire aujourd'hui mes larmes coulent et mon coeur est vrillé.

 

Maman quand tu es parti m'avait bien dit que depuis que tu étais revenu ' de la guerre ' tu n'étais plus le même, que la flamme de ta vie était vacillante depuis...

 

Alors oui, plus clairement aujourd'hui je comprends ta façon de t'accrocher à la rampe de l'escalier quand tu montais t'asseoir près du poêle, épuisé par les quelques heures passées sur ton travail. Je revois la pâleur de ton visage, ta maigreur aussi que mémé n'a jamais réussi à combler malgré les bons petits plats qu'elle préparait..

 

 Alors voilà pépé,  ce 25 Mai je serais comme d'habitude au pèlerinage des Gitans et crois moi cette fois j'allumerai deux petites bougies dans la crypte de Sara,  une pour toi et une pour le papa de ma meilleure amie Tzigane. Lui et toi vous vous rejoignez dans ce que furent  vos épreuves, un arrêté et envoyé dans un camp de la mort pour son appartenance à une race maudite par des bourreaux sanguinaires et toi pour avoir voulu résister au mêmes bourreaux. Mais les nazis n'ont pas eu raison de vous, ton chemin de vie et celui de ce vieux Tzigane ont fini par se rejoindre par moi.

Pépé c'est par cet homme qu'un soir près du feu de camp,  j'ai reçu le témoignage de l'holocauste des Gitans...

Puis tu sais Pépé, la Sara des gitans, elle n'est pas reconnue par l'église de Rome,elle n'était qu'une petite servante à la peau foncée. 

Je pense que ça te plaira.

Française je le suis, patriote je ne sais pas, qui peut dire comment il réagirait en temps de guerre ? Aurais-je été de la trempe des lâches, ou celle des héros ? C'est facile de le dire dans les mots, mais ce sont les actes qui comptent. Je n'ai aucune certitude, je me méfie des certitudes des autres et des miennes surtout.

 Je n'aime pas les convictions qui tranchent sans nuance aucune, je n'aime pas non plus les gens qui rejetent l'autre si son avis ne va pas dans le même sens. On le voit dès qu'il y a un avis politique, ou même un débat d'idées.

 

Toi tu as été confrontée à la pire des situations, et tu as agis. On dit que face à une situation dramatique l'être humain est capable de rassembler des forces insoupconnées, j'espère que j'aurais su agir de la même manière que toi, que celle de papa,  mais je préfère me poser la question en toute honnêteté .....  

     

Je me suis sentie Française lorsque je me trouvais en terre étrangère, c'était en Angleterre. Le Général de Gaule venait de mourir. J'ai suivi les cérémonies à la télévision avec d'autres jeunes filles au pair Françaises. Je me souviens avoir tremblé en entendant la Marseillaise. Je venais de comprendre qu'un homme important qui avait oeuvré pour la liberté de mon pays venait de partir. Je me suis sentie Française. Jusqu'àlors je n'avais pas vraiment pensé à ma nationalité, je vivais en France parce que ta fille et mon père m'ont fait naître en France. Je parlais Français parce que c'était la langue que nous parlions à la maison ( avec quelques bonnes doses de provencal) .

Plus tard ayant grandie dans ma vie de femme, dans mes idées,  dans mes ressentis, je me suis sourtout sentie citoyenne du monde tout en vivant sur le sol de France et employant sa langue .

Tu sais maintenant nous sommes à l'heure de l'Europe, tout se brade pour le fric. Tout ou presque s'immole à l'autel du dieu profit...

Je pense bien quelle serait ta révolte....

Aujourd'hui en regardant cette carte d'interné qui porte ton nom, je me sens quand même un peu plus Française, et ça remonte cette fois du plus profond de mes tripes.....

 

Merci Joseph !resistance-006.JPG****resistance-007.JPG

Par Miette - Publié dans : Tendresse
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 14:17

      Voir ici : Les sources

 

   Lundi, suprise de taille.

 

Rien n'était prévu, mais j'ai pu monter au village de haute provence à la faveur d'un voyage de matériaux pour des travaux dans le studio de mon fils cadet....

 

 Vite, à peine débarquée de la voiture, me voilà à courir à travers champs.

 

Il me tardait d'aller voir ma source couler fièrement, libérée de ses bouchons végétaux. LE 14 05 2012 034

 (Ce n'est qu'une photo, qui ne rend pas le plaisir d'entendre l'eau couler...)

 

J'ai fait un petit film de quelques minutes avec mon apn, mais je ne sais pas encore mettre ça sur you tube, dommage car quel plaisir de voir l'eau former un petit ruisseau et entendre sa voix s'écouler dans le vallon.

 

Celle- ci au moins est sauvée, et nous savons combien l'eau est précieuse!

 

Aussi quelle ne fut pas ma déconvenue, ma colère, ma rage, lorsque en descendant du terrain j'ai voulu faire un tour par la source de Jeannette....

Elle est carrément enfouie sous des tonnes de  cailloux rejetés là après des travaux sur la commune.

Mais ils sont fous d'avoir choisi justement cet endroit sans penser une minute à cette source. L'eau tente de se faire un chemin comme elle peut, un mince filet s'écoule au travers du remblai.  

 

Oh, combien c'est triste ! J'en ai pleuré de dépit.

Mais à quoi pensent-ils à la mairie ? Des permis de construire sont délivrés, les nouvelles habitations sont toutes raccordées sur la même source qui vient de bien loin. L'été lorsque la sécheresse sévit il faut faire hyper attention, certains parlent de restrictions pour l'été prochain...

 Alors pourquoi consciemment boucher une des sources encore active, même si celle-ci est de petit débit, elle pourrait bien encore être utile en cas de pénurie.

 Et puis, tout ce concassage de pierres aurait pu servir à renforcer une des digues de l'Asse...

Vraiment je ne comprendrais jamais cette volonté de détruire la nature !!!!

 

Comment un maire d'une commune rurale où la sécheresse sévit peut laisser faire une chose pareille ?

 

Alors que ce pays est si beau, si calme, où celles est ceux qui aiment la nature profonde peuvent encore en prendre plein les mirettes....

 

    LE-14-05-2012-025.JPGLE-14-05-2012-022.JPGLE-14-05-2012-018.JPGLE-14-05-2012-011.JPGLE-14-05-2012-026.JPGLE 14 05 2012 039J'espère que des travaux seront bientôt assurés pour libérer cette source. Il serait si facile de creuser et poser une canalisation pour  faire ressortir l'eau un peu plus bas...

Bon sang, j'irai voir le maire à mon prochain séjour.... C'était mon coup de gueule du jour ! Je pars Vendredi pour les Saintes ... J'aimerai y aller le coeur léger ....

Par Miette - Publié dans : Au coeur des vieilles pierres
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires

Présentation

  • : Les miettes de Miette
  • Les miettes de Miette
  • : Divers
  • : Je raconte ici quelques miettes de vie, illustrées par des vidéos, photos, des tableaux de mes peintres préférés: Van Gogh, Cezanne, et tant d'autres moins connus. J'espère traduire ici avec mes mots, l'amour de la terre, de la nature et des valeurs humaines simples et vraies.
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Derniers Commentaires

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés